04.10.2025
Frederic Van der Planken’s portret featured in L’Echo
« De son grenier aux tours de bureaux,comment Frédéric
Van der Planken a bâti unpoids lourd de la gestion immo »
By Maxime Delrue
Never waste a good crisis... if you can survive it
Avant de tels projets emblématiques, Whitewood, c'est d'abord l'histoire d'un pari pris en 2008, alors que la crise financière frappe les États-Unis et qu'elle s'apprête à faire des victimes bancaires en Europe. Jusqu'alors, Frédéric Van der Planken dirige le département d'investissement du consultant en immobilier CBRE. Il déniche des immeubles pour des investisseurs en quête de rendement, mais son travail s'arrête là. Ce qui lui laisse un goût de trop peu.
“C'était l'étincelle de l'entrepreneur en moi. Je voulais mettre en oeuvre les business plans que je concevais." La crise financière va lui permettre de passer à l'action. "À ce moment-là, je vois qu'un ralentissement de marché se prépare. Évidemment, je ne savais pas que le monde allait s'écrouler. 2008, c'était la meilleure année que le monde immobilier belge et néerlandais ait jamais connue. C'était donc le moment de se lancer parce que je voulais être prêt pour le fond du marché et pour profiter de la reprise. Je n'ai pas eu tort, si ce n'est que le creux était beaucoup plus profond que ce que j'avais estimé, et qu'on y est resté beaucoup plus longtemps", se rappelle-t-il.
Du développement vert avant l'heure
Des débuts tumultueux, donc, mais Frédéric Van der Planken revendique un amour pour les situations complexes. "Du temps de CBRE, on disait 'think shit, think Fred'. Quand c'était vraiment compliqué, on venait chez moi", raconte-t-il dans un sourire. La crise apporte son lot d'opportunités. Les premiers dossiers de Whitewood viennent principalement d'une bad bank irlandaise, la NAMA. "En 2014, la plupart des grands problèmes (hérités de la crise de 2008, NDLR) étaient résolus, et les opportunités les plus faciles étaient passées. (...). Il fallait se réinventer. Pour continuer à avoir les mêmes rendements que ceux que l'on avait réussi à obtenir, on a décidé de faire du développement immobilier."
Alors que de nombreux confrères se concentrent sur le résidentiel, Van der Planken reste sur son terrain de prédilection, le bureau. Avec trois ingrédients au coeur de sa recette: de grands bâtiments, en centre-ville, avec une philosophie de projets durables. "En 2015, le durable, c'était quelque chose que les bobos faisaient, ce n'était pas encore une classe d'actifs ou une stratégie d'investissement qui était reconnue et répandue. (...) On peut se battre contre les ayatollahs de la chlorophylle et les extrémistes verts, mais la réalité, c'était que ladurabilité allait devenir mainstream, et il fallait qu'on soit apte à apporter une réponse à ce sujet. On a fait en sorte que la durabilité soit viable économiquement. C'est ce qui nous a servi de catalyseur pour devenir qui on est aujourd'hui."
En 2021, Whitewood devient accrédité "AIFM light" par l'Autorité des services et marchés financiers (FSMA), raconte le CEO. Concrètement, l'entreprise gérait jusqu'alors des missions précises pour des investisseurs individuels. Avec l'accréditation, elle peut mettre sur pied devrais fonds, avec plusieurs investisseurs et plusieurs immeubles dans un même véhicule. "En 2023, nous avons obtenu la licence complète, et c'est là qu'on a démarré le business de gestionnaire de fonds en tant que tel", détaille Van der Planken
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